LES DIOCÈSES DE FRANCE
Documentation principale d'après l'abbé E. Jarry en 1931.

 

MARSEILLE

Patron du Diocèse : SAINT LAZARE, LE RESSUSCITE

Hiérarchie : en 2012 : Mgr Georges PONTIER

Historique : "L'Église de Marseille est la plus ancienne des Gaules. Les traditions les plus autorisées, universellement admises jusqu'au XVIIe siècle, font remonter son origine jusqu'aux premiers temps de la prédication évangélique, c'est-à-dire en l'an 42 de l'ère vulgaire, et attribuent sa fondation à saint Lazare, le ressuscité de Béthanie et l'ami du Seigneur."
"L'église de Marseille, qui produit les titres les plus anciens, et les produit exclusivement à toute autre, peut donc à bon droit se vanter d'avoir reçu avant les autres églises de France, la lumière de l'Évangile".
Telle est la tradition attestée et défendue par le chanoine Albanès dans son Armorial et Sigillographie des Évêques de Marseille. Elle est actuellement discutée, dans la partie seulement qui concerne la venue de saint Lazare à Marseille.
Deux faits demeurent indiscutables : 1° Marseille a été évangélisée de très bonne heure ; 2° elle l'a été sans doute par des missionnaires venus d'Orient.

Après avoir prétendu au titre de Métropole (concile de Turin, en 397) et avoir fait partie de la province de Vienne, au commencement du Ve siècle, Marseille devint suffragant d'Arles, et à la fin de ce siècle, Honorat Ier occupait ce siège.

Supprimé par le Concordat de 1801, réuni au diocèse d'Aix, l'évêché de Marseille fut restauré, en 1817-1822 ; et son premier évêque depuis la Révolution fut nommé en 1823.

En 1931 : Nombre de paroisses 96 - Superficie du diocèse : 658 kilomètres carrés - Population : 700.000 habitants - Nombre de prêtres : environ 300.

En 2009 : Département : une partie des Bouches-du-Rhône - Province de Marseille - Population du diocèse : 980 000 - Prêtres : 200 (dont 177 en activité) - Diacres permanents : 25

Souvenirs historique et religieux.

En dehors des souvenirs de l'évangélisation, il faut cité l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, la première peut-être, et, en tous cas longtemps la plus célèbre des Gaules. Elle donna à l'Église deux papes, plusieurs cardinaux, une foule d'évêques. Cassien qui en fut abbé a laissé des ouvrages spirituels qui ont longtemps été des traités classiques d'ascétisme, et ont exercé une profonde influence sur la spiritualité bénédictine. Voici la description qu'en fait Dom Beaunier, au XVIIIe siècle : "Elle est au pied de la Citadelle, près le Port, et ressemble à quelque château fermé de murailles, munies de plusieurs belles tours carrées, d'une grosseur et d'une élévation extraordinaire... Il y a deux églises, c'est-à-dire l'une dessous l'autre..." Saint-Victor, renfermait le tombeau d'Urbain V, qui y fut religieux, celui de Cassien, de Saint-Isarne, abbé de Saint-Victor, la croix de Saint-André. On y montrait aussi la grotte où sainte Madeleine commença à faire pénitence.

Avec Saint-Victor, Marseille avait deux abbayes de religieuses : Saint-Sauveur et Mont-Sion.

Pèlerinages à Notre-Dame :

- Notre-Dame de la Garde : Visite virtuelle comprend également un panorama 360° sur le site : http://www.marseillenet.com/marseille-nddlg-1-1.html
- Notre-Dame du Château à Allauch : Église du château au XIIe siècle. En septembre, Allauch fête pendant 8 jours, la nativité de Marie, d'où le nom d'Octave : pèlerinages, messes, bénédictions.
- Notre-Dame de Toussaint à Sainte-Marthe
-
Notre-Dame de Cotignac

 

 

 
CHAMBERY - MAURIENNE - TARENTAISE

Patron du Diocèse : SAINT JEAN-BAPTISTE

Hiérarchie : en 2012 : Mgr Philippe Ballot

 

Le 26 avril 1966 un décret du Saint-Siège unit les trois diocèses : de Chambéry, Maurienne et Tarentaise.

Historique : La Maurienne forme une unité géographique très nette et elle doit son importance au réseau de routes qu'elle commande. Sa situation et l'importance des garnisons romaines de la région, de Suse en particulier, explique que le christianisme y ait été prêché dès le IIIe siècle.
Et voici comment Mgr Duchesne (Fastes, I, 239) rapporte la fondation de l'évêché, d'après Grégoire de Tours : "Une femme de Saint-Jean-de-Maurienne (Sainte Thècle), se rendit au lieu (Alexandrie, en Égypte ?) où l'on conservait les reliques du Précurseur, et, à force de patience et de persévérance, elle obtint trois doigts, qu'elle rapporta dans son pays. L'église où furent déposés les doigts de saint Jean, devint aussitôt un lieu de pèlerinage. Elle appartenait au diocèse de Turin comme tous les cantons jadis compris dans la province des Alpes Cottiennes. Ces pays étaient encore, en 574, au pouvoir de l'empire. Ils ne tardèrent pas à tomber aux mains des Francs.

Le roi Gontran s'empressa d'y fonder un évêché, dont le siège fut établi à Maurienne, dans l'église miraculeuse. La tradition locale, représentée tant par les institutions de culte que par un document écrit d'une antiquité assez respectable, a conservé le nom de la pieuse fondatrice, Tigris (sainte Thècle), et aussi celui du premier évêque, saint Felmasius."Le second fut Iconius dont la présence au concile de Mâcon (581), date approximativement, la fondation de l'évêché.
L'évêque de Turin réclame contre l'érection du nouvel évêché, en vain semble t'il, bien que ses doléances eussent été présentées à Brunehaut par Grégoire de Tours.
La province de Tarentaise, constituée au VIIIe siècle, eut bientôt pour suffragant l'évêché de Maurienne. Mais, au Xe siècle, Vienne réclama contre cette attribution et finit par obtenir gain de cause.
Supprimé en 1801, et incorporé à Chambéry, le diocèse de Maurienne fut rétabli en 1825, et compris dans la province ecclésiastique de Chambéry. L'annexion de la Savoie par la France en 1860, ne changea rien à cette situation.

Saints : saint Gontran, roi de Bourgogne, fondateur du diocèse. Saint Avre, au VIIe siècle. Le Bienheureux Thomas, abbé de Farfa, Saint Ayrald, évêque de Maurienne, au XIIe siècle. Le Bienheureux Jean de Maurienne, capucin, au XVIe siècle.

En 1931 : Nombre de proisses : 87 - Superficie du diocèse : 2.088 kilomètres carrés - Population : 47.015 habitants - Nombre de prêtres 108 dont 79 au-dessous de 60 ans.

En 2009 : Département : la quasi-totalité de la Savoie et une partie de la Haute-Savoie - Province de Lyon - Population du diocèse : 388.732 (Chambéry : 250.382, Maurienne : 46.994, Tarentaise :91.456) - Prêtres : 150 (dont 80 en activité) - Diacres permanents : 26

A visiter :

Saint Jean de Maurienne : la cathédrale, cloître du XVe s., portail de la chapelle N-D (XIIe) ; Bessans : chapelle Saint-Antoine (XVe) ; à Lans le Villard, la chapelle Saint-Sébastien (XVIe) et dans plusieurs églises rurales des autels à colonnes torses dans le goût italien, dont l'effet est assez inattendu.

Pèlerinages :

N.-D. de Beaurevers à Montaimon
N.-D. de Bonne-Nouvelle à Saint Jean de Maurienne
N.-D. du Charmaix, à Modane
N.-D. de Montandré à Hermillon
Saint-Benoit à Avrieux.

 

MEAUX

Patron du Diocèse : SAINT ÉTIENNE, Martyr

Hiérarchie : en 2012 : Mgr Jean-Yves NAHMIAS

Historique : Les traditions de l'église de Meaux rapportent au IIIe siècle la fondation de l'évêché et l'évangélisation du diocèse. "Saint Santin au IIIe ou IVe siècle, est regardé dans le pays comme le premier évêque. Cependant quoique ce soit un fort ancien siège épiscopal, il n'y a aucun évêque marqué en des actes certains avant Médovée, qui assista au cinquième concile d'Orléans, en 547, et au second de Paris, en 555." Ainsi écrivait, dès le XVIIIe siècle, Dom Beaunier. Mgr Duchesne (Faste, I, p. 12) est du même avis.
La cité de Meaux (Meldi) faisant partie de la Lyonnaise IVe, le diocèse était suffragant de Sens, et le demeura jusqu'à l'érection de Paris en archevêché (1622).
Meaux fut évêché départemental en 1790. Le Concordat de 1801 lui fixa ses limites actuelles et il continua d'être suffragant de Paris. L'histoire de Meaux, si voisin de Paris, se confond avec celle de l'Île-de-France.
Sous l'ancien régime, le diocèse qui avait 210 paroisses, était divisé par la Marne en deux archidiaconnés : celui de France au nord, celui de Brie au sud.

Personnages illustres : Parmi les évêques : saint Saintin, son premier pasteur ; saint Antoine, saint Rigomer, saint Faron, saint Hildebert, saint Patusius, saint Ebrisigile.

Au XVIe siècle (1516-1534), Guillaume Briçonnet, qui fut aumônier de Marguerite d'Angoulême, soeur de François Ier, et abbé de Saint-Germain-des-Prés, avant de venir à Meaux. Il y amena un groupe d'humanistes : Lefèvre d'Etaples, Vatable, Farel, Roussel, qui essayaient de mettre debout une Réforme catholique, en prenant ce qu'ils jugeaient être bon dans les idées des réformateurs de leur temps et dans celles de Luther : étude directe de l'Évangile, exégèse critique, etc.

Leurs audaces et les attaques de N. Bédier, syndic de la Faculté de Théologie de Sorbonne, obligèrent le "cénacle de Meaux" à se séparer, malgré la protection de Marguerite d'Angoulême.

Au XVIIe siècle, Bossuet fut évêque de Meaux, mais sa vie et son action appartiennent surtout à l'histoire générale.
Les cardinaux Duprat et Thyard (celui-ci successeur de Bossuet).

En 1931 : Nombre de paroisses : 445 - Superficie du diocèse : 5.664 kilomètres carrés - Population : 362.501 habitants - Nombre de prêtres : 354 dont 232 au-dessous de 60 ans.

En 2009 : Département : Seine-et-Marne - Province de Paris - Population du diocèse : 1 193 771 - Prêtres : 186 (dont 112 en activité) - Diacres permanents : 30

 

A visiter :

 Églises romanes, arrondissement de Provins : Saint Loup de Naud, Sainte Colombe. A Melun, N.-D. - Transition : Saint Quiriace et Saint Ayoul à Provins. ; arrondissement de Melun : Champeaux et Saint Fargeau ; arrondissement de Fontaineblea : Château-Landon, Samois, Beaumont. - Gothiques : Nangis, Brie Comte Robert, Presles ; Moret, Larchant, Montereau faut Yonne, Coulommiers (Saint-Denys), Jouy sur Morin, Villeneuve le Comte, Ferrières en Brie, Lagny, Saint-Mesmes. - Gothique flamboyant : Sainte Croix de Provins, Jouy le Châtel ; à Melun, Saint Aspais, Ozouer, Guignes, Verdelot, Faremoutier, Nemours, chapelle la Reine ; Damartin (N.-D.), Crousy sur Ourcq, Mitry-Mory. Moderne ou Renaissance : Nantouillet, Les Marets. La cathédrale Saint-Eteinne de Meaux (XIIIe, XIVe, XVIe) est, parmi les cathédrales de second ordre, l'un des plus remarquables.

Pèlerinages :
Saint-Fiacre, Saint-Mathurin de Larchant, Saint-Ailes, à Rebais
Saintes Reliques à Jouarre
Sainte-Aubierge
Sainte Fare
N.-D. de Pitié à Verdelot
N.-D. du Chêne à Crouy sur Ourcq

 

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