MIRACLES EUCHARISTIQUES

 

Il est des miracles qui sont là pour nous nous confirmer la présence de Jésus-Crist dans l'Eucharistie.

Ces miracles sont nombreux : miracle de Lanciano, à Rimini, Alatri, Naples, Florence, Cracovie, Sienne, à sainte Marguerite Marie Alacoque, à sainte Cahterine de Bologne...

En France, des évênements miraculeux se sont également produits : 

 

FAVERNEY (Département de Haute-Saône) - Franche-Comté

 

Durant l'exposition nocturne du Saint-Sacrement, dans la nuit du 23 au 24 mai 1608, le feu ayant pris dans le reposoir qui portait la monstrance, et ayant détruit les linges, les ornements, le tabernacle et même l'autel, l'ostensoir ne changea point de place, et, bien qu'aucun support ne le soutint plus, demeura suspendu en l'air jusqu'au mardi de la Pentecôte, 27 mai.

Des milliers de personnes, venues de Faverney et des paroisses environnantes, virent de leurs yeux cette merveille, ainsi que le bref de Clément VIII accordant une indulgence aux visiteurs du sanctuaire ; le parchemin, attaché devant l'autel détruit, était resté intact, avec le sceau de cire qui l'authentifiait.

L'archevêque de Besançon, Monseigneur Fernaud de Rey, procéda à une enquête. Le jugement canonique du 25 juillet 1608 reconnaît le caractère miraculeux de l'événement.

Faverney, où la statue miraculeuse de Notre-Dame-la-Blanche attirait la foule des pèlerins dès le moyen âge a vu un affluence encore plus importante accourue pour célébrer le miracle de l'Eucharistie.

L'une des deux Hosties de ce miracle est conservée à Faverney. Elle est exposée chaque lundi de la Pentecôte à la vénération des fidèles.

L’autre Hostie fut offerte à la Ville de Dôle. Elle fut perdue pendant la Révolution.

 

AVIGNON (Département du Vaucluse)

En novembre 1433, des pluies abondantes firent grossir le Rhône et ses affluents. La Durance et la Sorgues, débordèrent et envahirent les bas quartiers de la ville. La chapelle des Pénitents Gris, où le Saint-Sacrement était exposé, se trouva, le 29 septembre, gagnée par l'inondation, assez rapidement pour que les maîtres de la confrérie prirent peur. Ils s'y rendirent en barque, pensant faire transporter le Saint-Sacrement en un lieu moins exposé. Mais, à leur grande surprise, ils trouvèrent que dans le sanctuaire un chemin sec avait été ménagé, bordé de part et d'autre par un talus que formaient les eaux, restées en suspens, sur une hauteur de quatre pieds ; ce passage conduisait à l'autel, pareillement préservé, et entouré par les eaux d'une sorte de toit.

Les maîtres et les confrères furent si édifiés de cette préservation miraculeuse, qu'ils établirent pour la commémorer une fête solennelle le jour de la Saint-André.

 

DIJON

En 1433 une Hostie miraculeuse percée, aurait été donnée par le Pape Eugène IV au duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Cette hostie montrait l'image du Sauveur assis sur un trône et conservait les marques sanglantes des coups de stylet dont elle avait été frappée . Elle aurait répandu du sang, que l'on conservait à coté dans une fiole.

La Sainte-Chapelle de Dijon conserva cette relique et une confrérie fut instituée qui compta parmi ses membres des rois et des reines : Louis XII, Louis XIV, Marie-Thérèse.

Chaque année au mois de juin, une procession était organisée. De nombreux miracles furent attribués.

La couronne que Louis XII avait portée lors de son sacre fut placée au sommet de la monstrance en remerciement d'une guérison attribuée à l'Hostie miraculeuse.

L'Hostie miraculeuse fut détruite le 10 février 1794, mais le souvenir ne s'était est pas perdu et une messe annuelle, suivie d'une amende honorable, était célébrée en l'église Saint-Michel.

 

MARSEILLE-LE-PETIT près de Beauvais

Vers la fin de 1532, pendant les fêtes de Noël, la paroisse fut affligée par un vol sacrilège : un ciboire de vermeil avait tenté la cupidité de voleurs. Ils jetèrent les Hosties qu'il contenait dans un buisson du cimetière, près de l'église.

Le matin du 1er janvier 1533, une épaisse couche de neige était tombée, mais un coin du cimetière, seul, n'était pas recouvert du blanc tapis ; le curé s'y rendit et y recueillit les Hosties, miraculeusement préservées.

On y érigea une croix, puis une chapelle, où l'on vit en pèlerinage. En 1568, le vicaire général voulut faire disparaître les Hosties dont l'existence seule rappelait si fortement la dévotion due à l'Eucharistie. Il les fit consummuer par un prêtre qui devint tout aussitôt perclus en tous ses membres, et s'en alla mourir ainsi à Vemon.

La chapelle continua d'attirer les pèlerins jusqu'à la révolution. Détruite, elle a été relevée en 1864 et la fête des saintes Hosties y étaient célébrée chaque année le 2 janvier.