NOTRE-DAME DE GOUDOSSE
L'église de Notre-Dame de Goudosse remonterait au XIIème siècle, époque de la foi ardente.
Le sanctuaire rayonna et fut l'un des lieux de pèlerinages très fréquentée du diocèse d'Aire.La ferveur religieuse est sans doute due à des guérisons obtenues au près de Notre-Dame. En effet on peut remarquer que le cou de la Vierge est légèrement enflé, ce qui a fait imaginer que la Vierge pouvait avoir un goitre. Les goitreux venaient donc implorer leur guérison.
En 1618, l'Évêque d'Aire et de Dax, Mgr de Cospéan ratifia les statuts de la confrérie de Saint-Michel , confrérie qui régissait la "sainte dévote dévotion".
Les registres paroissiaux des XVIIème et XVIIIème siècle mentionne une coutume en vigueur à cette époque, celle d'aller recevoir la bénédiction nuptiale auprès de la Vierge, afin de mettre les nouveaux foyers de la Vierge sous sa protection.
On raconte un incident survenu, un révolutionnaire, voulut avec une hache démolir la statue de la Vierge. Lorsqu'il voulut frapper, le bois repoussa le fer de la hache et la statue ne subit aucun dommage.
La statue a également été volée, mais retrouvée à Lille.
Deux pèlerinages dans l'année continuent à avoir lieu : le 15 août et le 8 septembre.
Notre-Dame de Goudosse
L'église se présente massivement. Une vieille maison est adossé à l'édifice.Lors des guerres de religion, les protestant venus en 1570 d'Orthez, ont détruit l'église. Les ruines furent relevées et le sanctuaire restauré. Les fidèles affluèrent de nouveau.
Peinture du choeur
En 1617, le pape Paul V écrivit une bulle recommandant N.-D. de Goudosse et sa confrérie Saint-Michel. Cette bulle fut lue dans toutes les paroisses du diocèses d'Aire et, à cette occasion, des magnifiques fêtes furent célébrées à Goudosse.A l'intérieur, la restauration n'est pas encore achevée. On peut voir des peintures dans le choeur et dans la nef nord. Dans le choeur, ce sont des peintures représentant la Vierge à l'Enfant, dans des scènes d'Évangile, comme la Nativité, la visite des rois Mages, mais aussi l'Annonciation.
Elles datent sans doute de la fin du XVIIème début XVIIIème siècle.
Peinture de la nef nord
"Nous, Lovys de Poyanne, abbé de Pontaut, vicaire et official-général du diocèse d'Ayre, à tous les archiprestres, curés, vicaires, et tous autres ayant charge d'âmes au présent diocèse, Salut :Nous avons donné permission aux confraires de la frairie de Notre-Dame de Godosse, de continuer cette année mil six cent vingt, de faire publier l'indulgence perpétuelle à eux concédée par Nostre Sainct Père le Pape Paul V, à présent régnant, et ce, par tout le dict diocèse d'Ayre.
Vous commandant très expressément, lorsque copie de ladicte indulgence vous en sera donnée, d'en faire la publication dans nos églises paroissiales et au prône de votre messe, donnant à entendre à vos paroissiens de poinct en poinct la teneur et substance de la dicte indulgence, afin que par ce moyen ils en puissent faire leur profit spirituel, le tout, sous peine de désobéissance.
Donné au Mont-de-Marsan, le 12me jour d'Août 1620.
Ainsi signé : LOVYS DE POYANNE.
Vicaire-général."
BULLE DU PAPE PAUL V Indulgence plénière et rémission de tous péchés concédée par Notre Saint Père le Pape à tous les confrères de l'un et l'autre sexe qui sont à présent en la confrairie de Notre-Dame de Godosse au diocèse d'Ayre, ensemble à tous ceux de l'un et l'autre sexe qui s'enrooleront dorénavant en ladicte confrairie, à la charge de faire ce qui s'en suit :
Premiesrement, à tous fidelles chrestiens de l'un et l'autre sexe vrayment pénitents et confès, qui dores en avant entreront en ladicte confraternité, si déuotement le jour premier de leur réception, ils reçoivent le très sainct corps de notre Seigneur, leur y concédons plénière indulgence.
Item aux mesmes confrères de l'un et l'autre sexe qui sont à présent et qui seront par après en ladicte fraternité, en quel lieu qu'ils décédent vrayment pénitents et confès et communiés (si cela se peut commodément), pour le moins en invoquant le très sainct nom de Jésus en l'article de leur mort, de cur pour le moins si de bouche ne se peut, leur y concédons plénière indulgence et rémission de leurs péchés.
Pareillement aux mesmes confrères de l'un et l'autre sexe aussy vrayment pénitents et confès et communiés qui dévotement visiteront ladicte église de Godosse tous les ans aux jours et festes de la Nativité de la Bienheureuse Vierge, depuis les premières vespres jusques au soleil couché du jour de la fête, et là, fairont déuotement prière pour l'exaltation de notre Mère la sainte Eglise, pour l'extirpation des hérésies, pour la conversion des infidelles, pour la paix et accord des princes chréstiens, pour le salut de Notre Sainct Père le Pape, leur y concédons d'authorité apostolique, plénière indulgence et rémission de tous et chacuns de leurs péchés.
Davantage aux dicts confrères de l'un et l'autre sexe semblablement vrays pénitents, confès et communiés, qui déuotement visiteront la dicte église de Godosse aux jours et festes de la Circoncision de Notre Seigneur, de l'Annonciation, de l'Assomption, ensemble de la Conception de la même Très Sainte-Vierge, et en icelle, non seulement en tels jours, mais aussi en quel autre temps que ce soit, prieront ou fairont prier comme dessus, leur y relaxons sept années et tout autant de quarantaines de pénitence.
Finalement aux susdicts mesmes confrères, toutes fois et quantes qu'ils assisteront aux divins offices qui se fairont en la mesme église ou oratoire de ladicte confraternité, ou bien assisteront déuotement aux congrégations publiques ou secrètes pour y exercer quelque uvre pie et de déuotion, en quels lieux qu'ils le fairont ; aussy à tous les mesmes confrères qui s'associeront déuotement pour suivre le Sainct Sacrement lorsqu'il sera porté à quelque confrère malade, ou bien ayant empeschement légitime de ne pouvoir assister, après avoir oüy le sygne de la clochette en tel cas accoutumé, se mettront à genoux à terre et diront déuotement une fois l'Oraison Dominicale et une fois la Salutation Angélique pour le mesme malade, ou assisteront déuotement aux processions ordinaires ou extraordinaires, tant de ladicte fraternité que autres qui se feront de la licence ordinaire ; qui assisteront aussy déuotement aux enterrements des confrères morts, fairont aussy quelque acte d'hospitalité, comme loger charitablement des pèlerins, qui mettront paix entre les ennemis, rappelleront au chemin du salut quelque dévoyé, ou diront cinq fois l'Oraison Dominicale et tout autant la salutation angélique pour les âmes des confrères trépassés.
Toutes fois et quantes fois que les susdicts confrères fairont charitablement en Christ l'une ou l'autre des susdictes uvres, nous leur y relâchons miséricordieusement de l'authorité et teneur des présentes, soixante jours de pénitence à eux, en quelle sorte que ce soit enjoincte.
Voulons que les présentes indulgences et pardons estre à perpétuité et à jamais. Que si aux susdicts confrères, pour la même raison que dessus, quelque autre indulgence leur y avait été concédée perpétuellement ou à certains temps non encore expiré, entendons ces présentes estre de nul effect et valeur.
Donné à Rome, l'an de l'Incarnation de Notre Seigneur mil six cent seize, le premier de novembre, et de Nostre Pontificat le douzième. "
La fontaine miraculeuse se trouve à environ 500 mètres de l'église. Prendre la route à droite de la croix située sur la gauche en sortant de l'église.La source est actuelle tarie. Un petit oratoire avec un tuyau rappelle qu'il y avait une source.
Des ex-voto sont là pour nous indiquer que des grâces ont été obtenues par l'intercession de Marie.
Des parents sont souvent venus chercher de l'eau pour soigner les croûtes de lait de leur enfant.
Bibliographie :
- D. Chabas : Villes et villages des Landes
- Opuscule délivré à l'Église de Souprosse.