|
Si vous
visiter le département des Landes. A Peyrehorade,
prendre la route de Sorde l'Abbaye. A quelques
kilomètres vous arriverez à CASSABER. En
bordure de la route, à l'ombre d'un bosquet vous
découvrirez Notre-Dame du
Séqué.
Publié dans le magazine "Canton de Salies" en janvier 1992, je vous présente l'article de l'histoire de Notre-Dame du Séqué. "On sait que dans la première moitié du XIXème siècle, le choléra ravagea la France. Dès que le mal commença à frapper notre région, les habitants de Cassaber se tournèrent vers la mère de Dieu pour qu'elle les préserve de l'épidémie. Le fait est qu'au village on n'eut a déplorer aucune victime du terrible fléau. Tous y vire le signe de la protection du Ciel. |
Pour en garder le souvenir, les dames du château La Salle voulurent ériger un oratoire à l'entrée du village sur leur propriété appelée "lou Séqué". Marie-Antoinette de la Lande d'Olce, comtesse de Baillenx, et sa belle-fille, Caroline de Chanceaulme de Clarens, inaugurèrent leur petit sanctuaire en 1855 et tout naturellement donnèrent à la Vierge qu'il abritait le vocable de Notre-Dame du Séqué. Toutes les familles reconnaissantes s'y rassemblèrent pour rendre grâce et firent voeu d'y revenir chaque année. L'évêque de Bayonne, Monseigneur Lacroix, y attacha une indulgence dès 1857.Notre-Dame du Séqué! Drôle de nom aurait-on pu penser, quand on sait qu'en béarnais lo sequèr signifie "signifie "la sécheresse". En fait, dans la Bible, l'image du manque d'eau traduit une attitude spirituelle profonde, celle de la soif de Dieu, ce désir ardent du croyant, tel qu'il est exprimé dans les psaumes : "Comme un cerf assoiffé cherche l'eau vive, ainsi mon âme Te cherche, Toi, mon Dieu." (Psaume 41), "Après Toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eaux." (Psaume 62). Ce nom n'était-il donc pas providentiel ?
En 1939, autre malheur, la guerre éclatait. Mères et épouses des hommes mobilisés se rendirent au Séqué, confier à la céleste Protectrice la vie de leurs soldats. On les vit tous revenir, certains après cinq longues années de captivité en Allemagne. Jeanne de Baillenx, baronne de Condé, fit apposer une plaque commémorative pour cette prière exaucée, et qu'elle ne fut pas l'émotion de son fils, l'abbé Antoine de Condé, entouré de ses camarades combattants et prisonniers de guerre, de célébrer dans l'oratoire familial la cérémonie du retour. Désormais le village ajoutait un nouveau motif d'action de grâces à l'hommage annuel du Séqué.
Depuis le voeu de 1855, six générations s'étant succédé, les mêmes familles n'ont cessé de se donner rendez-vous aux pieds de la vénérable statue pour honorer la promesse de leurs ancêtres. Chaque 15 août, à la tombée de la nuit, l'appel du Séqué se fait entendre dans les coeurs...et en 1991 encore, pour le 136è anniversaire, les Baillenx ont vu revenir dans leur chapelle de verdure les gens de mémoire et de fidélité.
Site de la Famille De Baillenx : http://debaillenx.chez.tiscali.fr/
Foi et Spiritualité Page d'accueil