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Les
fontaines chrétiennes ont pour origine un culte
païen. L'Eglise s'est attachée à
consacrer chaque fontaine à un Saint pour son aide
dans la souffrance et la maladie. Il semblerait que les
fontaines ont connue leur essor lors des pèlerinages
à Saint Jacques de Compostelle.
Les pèlerins pouvaient suivre à travers les Landes trois voies différentes : la route du littoral, la seconde traversait la lande à l'intérieur de la région et la troisième empruntait l'est du département. A cette époque, les landes étaient redoutées par les pèlerins. "Pour traverser, il faut trois jours de grandes fatigues... En été, protégez soigneusement votre visage contre les mauvaises mouches, les guêpes et les taons, qui abondent dans la contrée. Il faut prendre garde aussi à bien poser son pied sur le sable...pour ne pas enfoncer jusqu'au genou". Les fontaines constituaient pour le pèlerin un lieu miraculeux de pouvoir penser ses plaies et se refaire une santé avant de poursuivre son chemin vers les Pyrénées. De nos jours, certaines font toujours l'objet de dévotions et de processions. D'autres sont tombées dans l'oublie, d'autres font l'objet de réhabilitation. Si vous avez l'occasion de visiter le département des Landes, ne manquez pas de vous arrêter près d'une de ces nombreuses fontaines . Vous rencontrerez très certainement une personnes qui se passe de l'eau sur le visage, les pieds, qui remplie une bouteille d'eau... Elles se situent toujours dans un cadre très reposant, et sont presque toutes indiquées au bord des routes. |
On trouve de nombreux contes populaires sur les fontaines par exemple celui racontée par Félix Arnaudin :"Autrefois, la fontaine de Saint-Pierre, à Luë, était plus proche du chemin, pas loin de l'endroit où se trouve aujourd'hui le lavoir. Mais on lui fit une insulte, et elle changea de place.
Il y avait alors chez le Petchoc un valet qui avait une plaie à la jambe. Il s'en plaignait toujours : plus il allait, plus il en souffrait. La femme du Petchoc, la Bertrane, lui conseilla d'aller se laver la jambe à la fontaine de Saint-Pierre. Un jour, l'homme s'y rendit, se lava bien dans cette eau, puis, une fois lavé, s'écria :
- Tiens ! garce de fontaine ! Je connais beaucoup de chanson, mais guère de paters... Veux-tu que je t'en chante une en remerciement ?
Et il commença à chanter de bien laides chansons. Mais au bout d'un moment, il ne put plus se tenir debout sur sa jambe. Force lui fut d'appeler au secours, et les gens de chez lui durent le ramener avec une paire de boeufs.Cet homme avait voulu se moquer de la fontaine : il s'en repentit bien !"
Un autre tradition continue de perpétuer : les Recommandaïres en patois, les recommandeuses en français. Des femmes exclusivement avaient le "pouvoir" de désigner la source qui doit guérir le malade.
Malheureusement il semble qu'il ne subsiste plus beaucoup de "Recommandaïres" en 2002.
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